Frise 7

 

Si vous êtes une femme, vous savez que nous avons besoin de nous occuper de nous… Des masques, des crèmes, s’épiler… Alors, si ce n’est le rasoir, c’est un ou une professionnelle. Pour ma part, c’est une amie qui est mon esthéticienne, vous comprendrez pourquoi c’est plus facile.

 

Donc c’est la date de mon rendez-vous ! J’arrive, comme je peux, j’ai galéré pour conduire, pour me garer, pour le trajet, car bien entendu elle habite à l’autre bout de ma demeure, ce qui fait que je mets environ une heure pour me rendre chez elle. Elle a exercé longtemps à domicile ; elle possède donc tout l’attirail nécessaire : table de massage pliante, des appareils pour chauffer la cire, un appareil à peeling électrique (dont j’ignore le nom) qu’elle passe sur le visage. Je crois que c’est pour les pores de la peau ! Oui ben, je travaille pas dans l’esthétique moi !

Bon, j’arrive chez elle. Petit café pour me reposer du trajet.                                  2

Nous voilà au pied du mur. D’abord, grimper sur la table de massage… Lever une jambe puis l’autre… L’Everest ;

2-Ecartelé  Bien, je suis en place. En premier nettoyage de la peau, masque (Ca, j’aime pas trop : la peau me tire, c’est désagréable) Puis un premier supplice, le peeling électrique, assez désagréable ; les décharges irradient l’ensemble de mon corps. Heureusement, ma cope abrège cet exercice. Une crème de jour, un massage du visage (c’est le meilleur moment, je me détends, chouette). 

La torture continue et je dirais qu’elle s’amplifie car c’est à présent l’instant de l’épilation ! Zouille (c’est le surnom de mon amie) commence par les jambes. La cire est étalée, démarre alors la plus longue période de souffrance, ma collègue arrache la bande de cire ! Aïeeee ! Il me manque la moitié de la jambe. Je baisse les yeux, mais non, elle est toujours là ! A chaque extirpation d’une bande, j’ai l’impression que selon l’endroit concerné, tout part avec. Enfin, mon martyre s’achève. Plus un poil. Tout mon corps est à vif, ce qui ne m’empêchera pas de revenir dès que cette toison importune fera son retour ! (vous avez vu les mots que j’emploi, on dirait du Verlaine, non ?).

Chat à peau nu

Encore un petit café, puis c’est le retour dans mon chez-moi. Le chemin pour revenir est peut-être encore plus pénible mais je rentre et file me reposer ! 

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Voilà, c’est également ça la vie de Fibromyalgique.

 

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